• Roman

Les 5 meilleurs albums du début des 90s

Comme pour le classement sur Bruce Springsteen, cette liste est complètement subjective. Le début des années 90 fut une période faste au niveau musical, et beaucoup de bons artistes ont sorti beaucoup de bons disques. Ça n'a pas été facile d'en choisir seulement cinq, parmi tous les classiques sortis à cette époque. Mais bon, on l'a fait quand même. Et bien sûr, on fera un classement des meilleurs albums de la fin des années 90. Bon, on y va ?




Nirvana - Nevermind (1991)



Ben oui, évidemment. Si vous ne pensez pas que Nevermind est un des disques les plus influents de tous les temps, je ne sais pas quoi faire pour vous. Alors que le rock déclinait, Nirvana sort ce deuxième album qui est un véritable explosion. Nucléaire, même. Ce n'est pas la peine de parler des hymnes "Smell Like Teen Spirits" ou "Come As You Are", ils sont déjà suffisamment connus. Mais en fait, tous les morceaux de Nevermind sont réussis, il n'y en a pas un en-dessous des autres. Si vous ne l'avez jamais écouté en entier, je vous ordonne de le faire dès maintenant, et si vous l'avez déjà écouté, vous pouvez le réécouter quand même.

Nos favoris : "Lithium", "In Bloom", "Territorial Pissings", "Something In The Way" et évidemment "Smell Like Teen Spirits".



Oasis - Definitely Maybe (1994)



I live my life in the city, and there's no easy way out/The days' moving just too fast for me... C'est par ces mots et cette chanson, "Rock N' Roll Star" qu'Oasis rentre bruyamment dans la légende du rock anglais. Bruyamment, c'est le mot : sur Definitely Maybe, le son des guitares de Noel Gallagher et Paul "Bonehead" Arthurs est distordu à l'extrême, la batterie de Tony McCarroll vous tape dans les oreilles, la basse de Tony "Guigsy" McGuigan soutient le tout, tandis que la voix de Liam Gallagher, avec son fameux accent de Manchester (si vous voulez chanter comme Liam, n'hésitez pas à rajouter des syllabes exagérées aux mots : "sunshine" devient "sun-shee-aïne-", "imagination" devient "eeh-ma-ginay-shee-on", etc.) chante le rêve de devenir une rock star (ce rêve deviendra réalité, bien sûr). Plusieurs des morceaux du disques deviendront des classiques du groupe : "Live Forever", "Supersonic", "Cigarettes & Alcohol", mais tous valent le coup, vraiment. De plus, la pochette est géniale.

Nos favoris : "Slide Away", "Up In The Sky", "Live Forever", "Bring It On Down" et "Digsy’s Diner"


Radiohead - The Bends (1995)



Radiohead avait déjà fait ses preuves avec Pablo Honey et "Creep", en 1993, mais là, c'est un autre niveau. Dès les premières notes de "Planet Telex", on sent que le groupe est passé un cran au-dessus, la voix de Thom York se mêlant parfaitement aux guitares de Johnny Greenwood et Ed O'Brien. On y trouve "High And Dry" et sa guitare clairement reconnaissable au premier instant, la ballade "Fake Plastic Trees" et ses paroles qui sonnent encore très actuelles, "The Bends" et son riff puissant, "Street Spirit (Fade Out)" et ses arpèges plutôt déprimants... The Bends est un de ces disques qu'on écoute encore et encore avec un peu de nostalgie, surtout que maintenant, ils font des albums expérimentaux et un peu chiants (c'est mon avis), alors replongeons-nous dans la bonne vieille époque !

Nos favoris : "Fake Plastic Trees", "Planet Telex" "My Iron Lung" et "High And Dry".




R.E.M - Automatic For The People (1992)



On peut dire que R.E.M est productif. En 1991, le groupe, figure majeure du rock alternatif, sort Out Of Time, l'album qui leur permet de rentrer dans le cercle des plus gros vendeurs disques, porté par les singles "Shiny Happy People" et "Losing My Religion". Et l'année suivante, c'est reparti pour un tour avec Automatic For The People, mais sur un ton beaucoup plus sombre. En effet, là où Out Of Time était (en général) positif et joyeux, Automatic For The People est plus mélancolique, mais plein de belles chansons comme "Nightswimming", "Sweetness Follows" ou évidemment la très célèbre "Everybody Hurts", et des morceaux moins calmes tels que "The Sidewinter Sleeps Tonite", "Ignoreland" ou "Man On The Moon". Ce disque fait partie de ceux qu’il faut absolument avoir écouté, un vrai monument du rock indé américain.

Nos favoris : "Everybody Hurts", "Man On The Moon", "Monty Got A Raw Deal" et la magnifique "Nightswimming"



Jeff Buckley - Grace (1994)


Parti beaucoup trop tôt, Jeff Buckley n’aura laissé derrière lui qu’un seul album, sorti en 1994. Mais quel album : Grace. 57 minutes, 11 morceaux, liés entre eux par ce son de guitare si particulier et cette voix qui vous fait frissonner… Parmi les plus grandes chansons de ce disque, on peut citer "Mojo Pin", qui alterne entre calme et violence, "Last Goodbye" et ses paroles déchirantes, "Lover, You Should’ve Come Over" qui est la chanson de rupture ultime, "Grace" et son ambiance assez sombre accompagnée d'une guitare, encore une fois, magique. Et puis, on ne peut passer à côté de "Hallelujah". Cette reprise de Leonard Cohen, qui est au final devenue plus connue que l’originale, est clairement le point culminant du disque. Même si on l’a trop entendue, même si elle a été reprise trop souvent (par des gens qui jouent dans le métro, par exemple) : quand l’intro commence, juste les quelques notes, puis les accords, puis la voix de Buckley, il faut vraiment être insensible pour ne pas être immédiatement happé dans la chanson. A noter, la version live à l’Olympia est tout aussi réussie.


Nos favoris : "Lover, You Should've Come Over", "Lilac Wine", "Grace", "Hallelujah".



Et vous, quels albums auriez-vous mis ? Nous, on aurait pu en rajouter 10, ou 20, ou 50 même, mais ça aurait fait un peu long. Mais en voici quelques uns qui auraient facilement pu être dans cette liste : Modern Life Is Rubbish, Ten, Different Class, Blood Sugar Sex Magik, Jagged Little Pill… faites-nous savoir vos choix dans les commentaires !


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