The Killers - Imploding The Mirage | Review

The Killers est un groupe qui divise : certains adorent, d’autres détestent et certains s’en moquent. Chez Stereo System nous somme mitigés entre ces trois philosophies, mais espérons que la review de leur nouvel album sorti ce vendredi, Imploding The Mirage, va faire pencher la balance. C’est parti !



Ne perdons pas de temps et commençons avec quelques mots sur la très belle pochette. C’est un magnifique dessin de style réalisme américain du début du 20ème siècle, représentant un ciel dans lequel deux corps valsent. Que de poésie en perspective !

Le disque s’ouvre avec une première minute géniale, qui laisse espérer du positif, mais malheureusement le reste de My Own Soul’s Warning n’a rien d’exceptionnel. Ce n’est pas vraiment mauvais, simplement déjà entendu mille fois : Le morceau sonne comme s’il était perdu entre les années 80 et 2020. Même si par moment, il est entraînant, on l’oublie très vite. Et la chanson qui suit, c’est pareil.


Blowback possède une mélodie sans trop d’intérêt, des paroles assez correctes et un refrain très classique. On ressent un peu l’influence de Springsteen, mais en beaucoup plus électronique, et en moins bien, tout comme sur Dying Breed. Les premiers instants sont ennuyeux, mais la chanson démarre véritablement autour de 2:00, et fait partie des meilleures du disque. Le problème, c’est que c’est du recyclage. Ça a souvent été la grande critique faite aux Killers, et c’est dommage que Imploding The Mirage ne fasse que renforcer cette impression. Le morceau Caution démarre lentement et se construit de la même manière que son prédécesseur. Les paroles n’ont pas changées, ça parle toujours de rencontres et ruptures amoureuses. Fire in Bone n’est pas si mal, sûrement parce qu’elle est un peut plus inventive que les autres. La voix du chanteur, Brandon Flowers, se place très bien sur la mélodie. Passons à Running Towards A Place et My God (en duo avec la chanteuse Weyes Blood) : toujours la même histoire, agréable sur le moment mais qui sort de l'esprit dès la fin de la piste. Par contre,When The Dreams Run Dry, lui, est un bon morceau, moins facile que les autres et avec surtout des paroles avec un autre sujet que l’amour (enfin !) Le rythme est plus original, avec un début assez calme, qui se transforme en pop-electro à synthétiseurs, qu’on retrouve dans tout cet album. La chanson Imploding The Mirage est comme un résumé, un aperçu : si vous ne voulez pas écouter les 40 minutes du disque, écoutez juste celle-là, et ça suffira pour vous donner une idée.

Ensuite, l'album se termine, on le range dans sa pochette (ou on le supprime de sa bibliothèque Spotify, au choix) et on le réécoutera peut-être dans quelques années. Mais il y a clairement d'autres priorités.




Si on devait résumer Imploding The Mirage (pour nous en tout cas), on pourrait dire : "Je ne m’attendais à rien, mais je suis quand même déçu". C’est dommage, car leur précédent disque, Wonderful Wonderful (2017) était franchement réussi et on trouve de très bonnes choses sur leurs quatre premiers albums. Mais là, ils se sont juste enfermés dans un style plat, commercial et sans intérêt. Espérons que le groupe retrouve bientôt de sa superbe !

Votre avis nous intéresse, n’hésitez pas à nous le donner en commentaire !


The Killers - Imploding The Mirage, disponible maintenant via Island Records


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